Tel rose et infidélités

La question que nous nous posons aujourd'hui est plus que jamais une question liée directement à notre époque du tout numérique. A l'heure où tablettes et smartphones ultra connectés ont envahi nos vies, comment devons-nous considérer les échanges qu'entretiennent certains et certaines sur la toile avec des animateurs et animatrices professionnels du sexe virtuel... Vaste sujet et vaste débat qui mérite que l'on s'y intéresse.

Surfer n'est pas tromper

Telephone rose

A première vue, la réponse est assez simple. Si on considère que l'adultère résite dans l'acte sexuel lui-même, toute relation sur internet ou au tel rose n'est pas une tromperie. Il n'y a pas de contact physique et les protagonistes ne connaissent pas l'identité de leurs partenaires. En effet, sur les sites de webcams ou de tchats les clients et les animateurs ont des pseudos. La confidentialité est nécessaire et obligatoire pour éviter tout risque de prostitution. A première vue il n'y a donc pas de problème d'un point de vue juridique.

Le tel rose et l'adultère

Et pourtant la réponse à cette épineuse question n'est pas si tranchée que cela... Effectivement, dès lors qu'un client, la plupart du temps un homme, entretien une relation téléphonique et coquine avec une autre femme, il y a bien "sexe" et "relation". La limite est donc bien compliquée à mettre en place. De nombreux avocats ont eu à plaider dans des affaires de divorces où la relation virtuelle au tel ou sur le net étaient entrée en ligne de compte. Les juges ont admis qu'il s'agissait, dans certains cas de vrais cas de tromperies. La loi n'est pas claire sur le sujet et il est possible qu'elle change à cet égard. La relation téléphonique au tel rose est-elle en passe de devenir un motif de divorce valable? A suivre...

ch be lu ca